JE  ME  MARRE  SANS  PETARD

 

 

Par Hachisch Parmentier

 

 

Décembre 2005

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Le pétard flambé

 

 

Je sais pas si c’est à cause des derniers événements contestataires mais, ma pomme, j’ai bien envie de foutre le feu à quéchose. Pas aux bagnoles mal parquées dans mon quartier ! Non, faut arrêter, là ! Où ça va ça ? Si tout un chacun balance des coq-teignes molles aux tof sur tout ce qui fait tartir dans le paysage, on se retrouverait vite en rase cambrousse ! Note que je les comprends un peu, les jeunes des cités. Déjà qu’on est tous plus ou moins dans la mouscaille, eux, y sont vraiment pas gâtés, hein ! S’ont pas touché lerche de cadeaux ! Malgré la saison. Et puis, eh, quand tes perspectives d’avenir ressemblent de plus en plus à des chiottes abandonnées, tu finis forcément par ruer dans les brancards. Un beau jour, t’en as quine de continuer à te farcir que des tartines merdiques pile et face. A force d’à force, fallait bien que ça pète ! Tu m’excuseras mais je trouve ça logique. En plus, le désoeuvrement engendre le vice. C’est bien connu et c’est pas nouveau. Mécol, tu me connais, depuis le temps qu’on se pratiquent, les deux. Que je te sers, au détour d’une quelconque pitrerie salace, quelques tirades moralistes de vieux birbes pédalant à côté de ses pompes. Et que, tézigue, de ton côté, tu te demandes si c’est du lard ou du cochon. Si je sombre pas définitivement dans la gâtoche pernicieuse. Y en a même qui m’écrivent, paniqués : « Mais où y se cache, le gag, dans tes conneries ? ». D’autres qui s’inquiètent, alarmés : « Ça va le chou ? T’as pris tes pilules, ce morninge, ouais ? ». Certains, plus énergiques, en profitent pour me traiter de certains noms d’oiseaux exotiques que j’oserai même pas rapporter ici. C’est pour dire, hein ? Enfin, ça prouve qu’y en a qui suivent notre converse. Bref, tu sais que je suis contre la violence sous toutes ses formes. Mais, là, j’espère que ça fera au moins bouger certaines choses qui me semblent intolérables pour une société soi-disant moderne. Et que nos polytriquards vont enfin se sortir les pouces du prosibe ! Si ce serait pas trop leur en demander. Y a du boulot ! S’agirait p’t-être de s’y mettre ! Et faudra plus pleurer les moyens ! Jamais plus ! Hors donc, ce coup de gueule lâché, pour ce dernier épisode des déconnades pétaradantes de cette année, je te propose d’incendier la moindre des bricoles, histoire de rester dans l’ambiance. Mais gaffe, hein ! On se contentera de se rabattre sur la cuistance. En petit comité. Pénard. Sans keuf et sans pompelard. Je t’ai con-coqueté pour l’occase une gentille recette de pétard flambé dont je te dis que ça. Ah, encore un truc, mec, n’oublie surtout pas le capuchon imperméabilisé de Popol quand tu l’emmènes à la régalade. Y choperait la crève et tu serais bonnard pour aller grossir les rangs des ″Bienvenu-au-cleub″. Et là, je t’explique à peine les discriminations ! La ségrégation sociale, c’est de la gnognote savoureuse, en comparaison !...      

 

 

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