Avril 2004
Los pétard dos
home
Dis, tas maté un peu cte pétée
chez mes potes espagnolos ? Cest grave, hein ? Dégueulasse !
Ça fout vachement la riflette ! Ça te la coupe au raz des moustaches
! Tas lestom en chute libre dans les godillots ! La bile te remonte
à la surface à gros bouillons impétueux ! Tu chopes la
gerbe des fusées jaunes ! Ta rate se fait porter pâle en catastrophe
! Tas le battant qui semballe, les claouis qui font la colle,
le zifoldingue en berne, le raisin qui tourne purée, la tuyauterie
qui bouchonne, la colonne qui déconne, la boyasse qui se délasse,
la tension en pleine dépression, le côlon qui en dit long, la
rétine qui se décolle, les rognons qui grognent, le foie qui
a les foies, la vésicule qui recule, tes calculs qui saccumulent,
les globules qui sencu
bent (ouf, jai eu chaud à la
plume !), la vessie en lanterne japonouille, les soufflets qui sessoufflent,
le médiastin qui dit Tintin, le Tintin qui veut plus son
Milou, les rotules qui font bravo, le trouillomètre qui frôle
le zéro absolu, les dominos qui se déboîtent, les lacrymales
en crue, la menteuse en danseuse, le métabolisme plein de cynisme,
les artères qui prennent lair, les nerfs qui pendent comme des
cerfs et la tripaille qui a la caille. Cest la grosse débâcle
dans ta carcasse ! Le sauve-qui-peut émotionnel ! La déroute
organique ! La méchante débandade ! Le renoncement
de la comprenette ! Tas soudain une folle envie de changer de film
! Tu voudrais démissionner de ce monde-là ! Prendre des vacances
de cette haine gratuite ! Gueuler pouce !
Coupez, on va la refaire !
Y
a maldonne !
Bande de salauds !
Tu décides daller voir
ailleurs si y a moins pire ! De filer à lengliche ! De jouer
cassos sur la pointe des arpions, sans tambour ni tromblon ! De te congédier
de ton impuissance ! De te destituer de tes malfonctions ! De te démettre
de ton mal-être ! De te déchoir de ton perchoir ! De te rayer
du tableau noir ! De te révoquer de ton
mal-en-point ! De te dégrader de ton rang ! De te disgrâcier
de ta race ! De te détrôner du genre humain ! De te limoger de
tes croyances ! De déposer ton bilan ! De te zapper loin ! Beaucoup
plus loin ! De retourner chez ta mère ! De prendre la mer ! De renier
tes origines ! Doublier les frangines ! Tu préfèrerais
une grosse angine ! Nimporte quoi dautre ! Taimerais,
au moins, faire quéchose mais ouichtre ! Y a pas lerche de moyen !
Vamos,
mouche à chat ! Je te laisse finir de dégueuler ! Quand
tauras retrouvé un peu de tes esprits, tu pourras me rejoindre
à la page
suivante
![]()
Le bouquin de
Hachisch Parmanier est disponible dès aujourd'hui sous
www.edcarte.ch
